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de « l’individu vivant » de MARX ET ENGELS à l’acteur

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La lecture du livre de H. TOUBOUL :  MARX, ENGELS et la question de l’individu, m’a renvoyé à la notion d’acteur. En effet, le concept « d’individu vivant » présente des signes de parenté avec celui « d’acteur ». Pour approfondir cette question je me suis tourné vers la définition de R. SAINSAULIEU dans le livre : Vocabulaire de psychosociologie[1] .

D’emblée, on comprend qu’étudier ce concept revient à rechercher les conditions sociales et psychologiques de l’avènement de l’individu comme sujet de l’action, dans la richesse des relations de groupe, qui caractérisent la vie des organisations complexes de notre époque.

Sociologie et psychosociologie sont confrontées aux problèmes de l’implication des acteurs. La capacité instituante des acteurs peut être entendue comme la faculté de l’individu à négocier à son propre niveau la règle énoncée au niveau collectif ou institutionnel. Cette capacité relèverait en fait de l’interaction universel-particulier.

 

Pour caractériser les acteurs à travers l’histoire on peut affirmer qu’ils sont auteurs d’actions transformatrices significatives dans la vie de leurs semblables au moyen de ressources individuelles exceptionnelles qui renvoient à trois champs : au pouvoir, au savoir, à l’art.

L’action de l’acteur apparaît comme susceptible de réconcilier la logique des contraintes aux aspirations des valeurs et de la culture dans une perspective de projets mobilisateurs.

 

Alain TOURAINE définit l’acteur social comme une disposition collective faite de valeurs et de résistance commune à la domination (identité), susceptible d’affronter les forces défensives de l’ordre public ou managérial (opposition), pour inventer la transformation du modèle culturel dominant : masculin, hiérarchique, centralisateur (totalité). Ainsi, l’acteur est envisagé comme une force capable d’affirmation collective et de transgression de l’ordre établi pour engager un mouvement de masse.

 

Aujourd’hui, nous sommes dans une situation de grandes et constantes transformations économiques et technologiques. Dans ce contexte, les individus sont conduits à devenir acteurs de leurs orientations et de leurs projets, à s’investir dans une véritable politique d’affirmation de soi, sous peine d’être exclus des sociétés en changement. C’est pourquoi, il apparaît essentiel de créer des médiations pertinentes entre individus et systèmes.

 

La question : Comment construire de l’acteur là où manque le lien social? (DEJOURS) m’a paru particulièrement percutante. La tournure de la question nous invite à pouvoir faire quelque chose ou plutôt semble nous dire qu’il y aurait quelque chose à faire. Elle donne une direction, une orientation. Il s’agirait de se battre en inventant d’autres institutions intermédaires entre exclusion et emploi, entre vie publique et vie privée, entre économique et social.

 

« L’acteur social exprime le mouvement de négativité dialectique emportant la permanente nécessité d’invention de la société dans un monde changeant parce que sans cesse travaillé par les tensions de la modernité.« [2] Cette définition rappelle l’Analyse institutionnelle et la théorie d’HEGEL (Universalité, Particulier, Singulier).

 

Avec la notion d’acteur, on trouve une approche de reconquête, de reprise de sens. On interroge l’individu comme fait social. Comment l’individu, en tant qu’acteur peut-il devenir instituant? L’acteur pose la question de l’implication de l’individu ; la question de son interaction toujours inachevée entre individu et institution ou entre universel et particulier.

 

Dans cette perspective, l’éducation tout au long de la vie prend toute sa dimension. En effet, ce mouvement de reconquête et de reprise de sens esquisse des finalités des plus prometteuses : prendre en compte l’individu dans sa volonté d’action, en tant que sujet de sa construction.

 

Toutefois, pour être opérante, l’éducation tout au long de la vie doit également répondre à la question du  comment, c’est-à-dire à celle des moyens d’accompagnement.

 

Dans la dynamique de l’éducation tout au long de la vie, l’individu est envisagé comme un projet et impliqué dans un processus de progression jamais achevé.

JB.
 

 


[1] BARUS-MICHEL (J.), ENRIQUEZ (E.), LEVY (A.), Vocabulaire de psychosociologie, Eres, Ramonville Saint-Agne, 2004. 

[2] BARUS-MICHEL (J.), ENRIQUEZ (E.), LEVY (A.), Vocabulaire de psychosociologie, Eres, Ramonville Saint-Agne, 2004.

 


  1. michelehardenne écrit:

    « Dans la dynamique de l’éducation tout au long de la vie, l’individu est envisagé comme un projet et impliqué dans un processus de progression jamais achevé. »

    Qui pense progression, pense élévation à un niveau supérieure, pense à avenir, à évolution.

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

    Citer | Posté 3 mai, 2010, 21:12
  2. lozachjb écrit:

    A partir du postulat de l’inachèvement de l’homme..

    Citer | Posté 8 mai, 2010, 11:02
  3. michelehardenne écrit:

    Tant que l’homme est inachevé, il reste libre de ses options et de ses choix en vue de son évolution.

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

    Citer | Posté 8 mai, 2010, 20:58

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