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sur la question de la violence institutionnelle

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Lors des « émeutes des banlieues », des jeunes avaient brûlé une école maternelle. Cet événement m’avait  frappé. Brûler une école maternelle, ce lieu  de tous les possibles, était le symbole d’une société en décomposition mais aussi d’une génération qui sait qu’elle n’a pas d’avenir.  En arriver là signifie que, pour ces jeunes, l’école est réduite à sa plus simple expression : un lieu d’enfermement et de contrôle social. Elle n’est plus pour eux moyen d’émancipation et d’ascension sociale.
La puissance symbolique de ce passage à l’acte local, ce « no future », entre inconscient collectif et déterminisme social, m’a particulièrement interrogé. Le futur n’aurait-t-il plus d’avenir? Serions-nous tous à plusieurs niveaux , tour à tour, pris au piège institutionnel ? »L’école » veut  être efficace, elle est inopérante.
« L’école » serait-elle devenue  un système institutionnel qui, non seulement ne profite plus à  tous, mais nuit  à  beaucoup?Comment dépasser ce constat? Quelles alternatives? Que veut dire « éduquer » aujourd’hui?

JB

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  1. michelehardenne écrit:

    « …d’une génération qui sait qu’elle n’a pas d’avenir » : une génération qui n’a plus de repère. L’enseignement s’appauvrit, la politique est entrée dans l’école, l’absence de motivation et de reconnaissance du travail de l’enseignant, les écoles « garderies »,la notion de cellule familiale,d’autorité parentale…
    On a droit à l’éducation, mais qui a le devoir d’éduquer?

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

    Citer | Posté 13 avril, 2010, 15:49
  2. lozachjb écrit:

    Dans une société, du résultat immédiat, de la performance, c’est parfois difficile de transmettre l’idée de processus de progression

    Citer | Posté 13 avril, 2010, 16:15
  3. michelehardenne écrit:

    « La politique est entrée à l’école »:
    L’école a pour but, dans un régime « sain » au sens où l’entendait Aristote dans sa classification des régimes, l’instruction de nos enfants et non leur éducation, celle-ci revenant de droit aux parents.
    Pourquoi parle t-on « d’éducation nationale »!
    Mao ne citait-il pas « Qui tient l’école tient un peuple. »
    La politisation de l’éducation,fait fit de la compétence de l’enseignant, l’école reste autonome du choix de son personnel pédagogique. Dans les communes ont trouvent toujours deux écoles : l’école « communale », où les profs ont des tendances à gauche (rouge et vert)et l’école « catholique » (bleu, orange et quelques verts).

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

    Citer | Posté 13 avril, 2010, 19:14
  4. booguie écrit:

    l’école doit rester neutre et son enseignement doit être le même pour tous, lent ou rapide, bien souvent les gamins plus lent sont relégués au fond de la classe et restent avec leurs difficultés pour le reste du parcours scolaire, plus assez de prof, des profs dépassaient des gosses livrés à  eux même, sans repère et sans interdit, le résultat plus rien n’a de valeur, et ce qui hier était important est aujourd’hui feuille au vent. reprendre tout en main va nécessiter un lourd travail,qui s’en chargera?
    bonjour

    Dernière publication sur Liberté d'expression. : La vie de Ludwig Van Beethoven.

    Citer | Posté 14 avril, 2010, 12:05
  5. lozachjb écrit:

    La violence à l’école a toujours existé. Toutefois, la violence scolaire prend à chaque époque des nouvelles formes et la société y réagit à chaque fois en fonction de valeurs et de critères qui eux-mêmes évoluent.
    L’enquête de G. TALLON, qui portait sur 41 collèges, « en situation à priori difficile », et un échantillon représentatif de lycées professionnels est longtemps restée la seule référence disponible. A partir de 2001, l’Education nationale a mis en place le logiciel Signa qui permet de synthétiser l’ensemble des actes de violence signalés par les chefs d’établissement et dont les résultats sont disponibles chaque année.
    La violence des jeunes à l’école n’a été reconnue en France comme un problème de société qu’à la fin des années 1970 (rapport TALLON, 1979).
    1975, est l’année de l’ouverture du collège unique, des répercussions socio-économiques de la crise pétrolière. Les enfants des milieux populaires sont admis en masse dans l’enseignement secondaire au moment où leurs parents sont les premières victimes du chômage. Signe du choc que représente l’arrivée des nouveaux publics au collège, les taux de redoublement augmentent spectaculairement entre 1975 et 1985. Par ailleurs, sont repérés (pour ne pas dire stigmatisés) certains jeunes des milieux populaires parfois porteurs d’une culture de l’affrontement physique comme affirmation virile de soi et preuve de courage.
    Le seul fait d’avoir reconnu la violence et commencé à la mesurer a logiquement donné le sentiment qu’elle augmentait. Les collèges et lycée professionnels sont en première ligne.
    Les violences graves (vols racket agressions armées, viols, destructions de biens), celles que les médias se complaisent à rapporter, demeurent rares. Ce qui domine, ce sont les incivilités (insultes et menaces) et les violences physiques sans arme, c’est-à-dire plus prosaïquement, l’insolence et les bagarres. Ce sont les jeunes eux-mêmes qui sont les premières victimes de la violence, certains sont victimes de ce que les anglo-saxons appellent le « school bullying », c’est-à-dire un harcèlement fait de brutalités et d’insultes quotidiennes. L’expression anglaise utilisée montre bien que la violence à l’école est un phénomène qui ne connaît pas de frontières et met en évidence le caractère international de cette question sociale.

    Un caractère intemporel et international, pourquoi ?
    Un cumul de facteurs de risques…L’école est un lieu privilégié d’expression du mal être voire de la souffrance des adolescents. Souvent, plusieurs facteurs sont associés et contribuent à ce que la violence apparaisse et se perpétue. Des facteurs liés aux jeunes eux-mêmes : difficultés à trouver sa place, échec scolaire, sentiment de passivité, affects dépressifs qui s’expriment par de l’agressivité. Des facteurs liés à des dysfonctionnements familiaux ou à une souffrance familiale diffuse que le jeune exprime à l’école, lieu de rencontre entre l’adolescent et d’autres adultes. Les paramètres liés à l’institution scolaire elle-même, dans certains collèges dits difficiles on note une grande discontinuité des adultes responsables, ceux-ci changent souvent. Les adolescents ont besoin de sentir que les adultes sont capables de les protéger, de les contenir, de leur mettre des limites même si bien sûr ils les testent en permanence.

    L’école de l’égalité des chances :
    Certains pensent que les résultats scolaires constatés dès l’école primaire ne font qu’entériner une inadaptation constitutive de l’enfant et de sa famille. D’autres tentent de pallier l’inégalité de l’école par des pratiques pédagogiques novatrices. Ceux là estiment que les méthodes pédagogiques ont une responsabilité majeure dans la réussite ou l’échec scolaire. D’autres accusent la structure, le système scolaire…

    Citer | Posté 14 avril, 2010, 12:24
  6. michelehardenne écrit:

    Combien d’heures par nuit dorment nos adolescents?
    Quand est-il de leur possibilité de rester concentrer pendant les cours? Posez la question à un adolescent sur la matière qui lui a été enseigné de la journée et ce qu’il en a retenu.
    Dans une classe, qui en moyenne regroupe entre 25 et 30 adolescents, combien y en a-til qui participe activement au cours? Comment un prof, seul dans sa classe, peut-il faire face à des adolescents qui pianote sur leur GSM, qui ont leur tympan occupé par une oreillette MP3,… L’école doit garder son rôle qui est « d’apprendre à apprendre », nous sommes à l’ère des technologies, que l’école redevienne un lieu d’apprentissage où les outils sont adaptés à notre jeunesse.

    Dernière publication sur MICHELE HARDENNE : Plume de nacre

    Citer | Posté 15 avril, 2010, 20:14
  7. lozachjb écrit:

    L’école est à la rue?

    Citer | Posté 8 mai, 2010, 11:24

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