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Georges LAPASSADE, Groupes, Organisations, Institutions.

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La bureaucratie, un outil ou un mal nécessaire pour les sociétés humaines?

Avec ce livre, j’ai compris que la mission essentielle du psychosociologue était de moderniser la bureaucratie. L’enjeu étant selon ENRIQUEZ de pouvoir passer d’une société construite selon un modèle d’ordre à une société basée sur un modèle d’équilibre qui admet l’histoire, les conflits, les débats et qui se nourrit des contradictions. Pour ce faire, il y a nécessité d’instituer de l’instituant afin que les institutions s’autonomisent. L’intérêt serait de permettre l’avènement d’une bureaucratie ouverte placée dans une logique de l’inachèvement. La double définition d’organisation, en tant qu’action intérieure du groupe et en tant que groupe comme activité structurée, trouverait ainsi alors sa véritable définition dans le mouvement perpétuel du présent. C’est pourquoi, en termes de bureaucratie, il faudrait penser sous une forme conjuguée le verbe « s’organiser ».

 Dans la préface Rémi HESS , situe l’intérêt de l’œuvre de Georges LAPASSADE : « Le livre oppose à la montée du phénomène bureaucratique une alternative : celle du mouvement des groupes. Si l’homme veut être sujet, acteur conscient de son histoire, il doit analyser les institutions dont il dépend, il peut analyser les institutions qui le traversent, et trouver dans l’action de groupe une issue à l’atomisation bureaucratique dont il est victime. »

Georges LAPASSADE, dans Socianalyse et potentiel humain explique que l’institution « est l’équivalent dans le champ social de ce qu’était l’inconscient dans le champ psychique. Ce qui s’expose, en d’autres termes, par la formule : l’institution est l’inconscient politique de la société »

Je pense que c’est l’idée de bureaucratisation que je cherchais à exprimer à travers ce que j’ai appelé « le complexe d’Hammourabi » qui tend à déshumaniser les relations humaines. Ce phénomène de normalisation et de conformisation voire de standardisation qui agit au détriment du pouvoir de décision, de l’initiative, de la responsabilité, de la communication, c’est-à-dire de l’activité proprement humaine.

Cette norme de l’homme achevé qui fait figure de mythe prométhéen lorsqu’elle poursuit la quête d’une totalité parfaite. Alors qu’aucun ensemble social ne peut constituer une totalité achevée.

 La bureaucratie, définie en tant que propriété privée de l’organisation, « un système d’administration ou d’organisation qui tend à la rationalité intégrale » selon WEBER, masque une réalité humaine qui perdure depuis que l’homme est homme : l’échec de la communication. R. BARTHES  a mis celà en évidence en pointant l’achèvement de la langue et l’inachèvement de la parole. Lorsque TROTSKI évoque le bureaucratisme, il en parle comme d’une pathologie. RIZZI, sans la cautionner constate la nécessité historique de la bureaucratie.

L’idée de moderniser la bureaucratie impose inexorablement une remise en question de l’éducation puisqu’elle implique une politisation consciente de la pédagogie. En effet, comme le souligne Georges LAPASSADE, changements pédagogiques et politiques sont nécessairement solidaires. Par exemple, L’Emile chez ROUSSEAU trouve toute sa résonance dans Le contrat social ou bien encore, plus explicitement,  Education et Politique de Jacques ARDOINO.

JB.

 



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